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Le "bac hôpital" : IncontournableLe Bac Hôpital Vous avez franchis le pas, vous avez acheté un aquarium,
vous êtes un aquario Le bac hôpital est incontournable. Dans cet exposé, nous nous attacherons plus spécialement au
Discus, mais ces conseils s’appliquent, dans les grandes lignes à toute
maintenance aquario 1) Un bac hôpital c’est quoi ? Un aquarium en général, d’un volume de 60 à 100 litres est suffisant. Nul besoin d’acheter une cuve volumineuse. Evitez les bacs avec décantation incorporée, il vaut mieux une cuve nue facilement désinfectable. Il peut-être réalisé en verre collé ou acheté dans le commerce. Prévoir un couvercle. Les Discus stressés peuvent sauter hors du bac… Vous aurez besoin d’un chau La filtration n’est pas un élément indispensable, vous pouvez toutefois opter pour un filtre intérieur ou un filtre mousse, voir un filtre externe. La faible filtration voir l’absence de filtration, sera compensée dans tous les cas par des changements d’eau très fréquents et conséquents en volume (très fréquemment au moins 50% par jour ). Le seul rôle de la filtration sera mécanique afin d’enlever les particules macroscopiques en suspension dans l’eau. En effet, lors de traitements, les masses filtrantes sont bien souvent détruites par l’adjonction de molécules antiseptiques ou médicamenteuses. L’éclairage n’est pas utile non plus. Lors des traitements, il est préconisé de laisser les Discus dans la pénombre, ce qui diminue le stress. De plus de nombreuses molécules sont photosensibles (c'est-à-dire détruites par la lumière). L’aération, par contre devra être importante. Prévoir un diffuseur d’air (ou d’oxygène) pouvant suroxygéner le bac. Très souvent les poissons malades sont en détresse respiratoire et plus on aère le bac, plus on les soulage, permettant ainsi à l’organisme de surmonter la pathologie (parfois même, sans adjonction de médicaments). Les Lampes à UVC, peuvent être un apport intéressant. Elles diminuent la charge bactérienne de l’eau et ainsi peuvent permettre à l’organisme du poisson malade de surmonter la pathologie. Il existe maintenant des petites unités UV autonomes pour des bacs de moins de 150 Litres. En résumé : Une cuve nue de 60-100 litres
Un
chau Un petit filtre Pas d’éclairage Un aérateur assez puissant Eventuellement une unité UVC Coût : Quelques dizaines d’euros maximum. 2) Les raisons A un moment donné, dans une semaine, un mois, six mois, un ou plusieurs de vos pensionnaires vont présenter un comportement anormal (stress, pathologie..). Il est quasiment impossible et pour le moins illusoire d’apporter une réponse efficace (permettant de soigner et guérir), sans avoir recours au bac hôpital. Cas du bac d’ensemble planté : Il faut se rendre à l’évidence que rien ne pourra être tenté, hormis des changements d’eau important, ce qui est toujours le premier réflexe à avoir en cas de comportement anormal d’un ou plusieurs Discus. Tous les autres traitements sont à oublier, incompatibles avec les plantes e l’aquarium, ou déconseillés voir dangereux pour les autres pensionnaires du bac. Cas de la cuve nue avec plusieurs Discus : La également, très peu de traitements peuvent être raisonnablement effectué dans ce type de bac. Les changements d’eau important peuvent être réalisés et également les traitements à la chaleur. Il est toutefois plus aisé et plus économique de réaliser ces opérations dans un bac hôpital (d’un volume moins important). Par contre dès que des médicaments ou des antiseptiques devront être utilisés, se pose le problème de l’administration de ces molécules à des poissons sains (de plus le coût du traitement sera plus onéreux, du au volume plus important du bac et au plus grand nombre d’individus à traiter). A noter que le traitement doit être réservé à des Discus malades. L’administration de molécules médicamenteuses à des poissons sains est à proscrire. Nombre de Discus meurent de la succession de traitements administrés par leur propriétaire. Cela entraîne l’apparition d’hépatites médicamenteuses chroniques (ou aiguës), des insuffisances rénales… Nous restons persuadés que plus de Discus meurent à cause de traitements anarchiques et répétés que de maladies… Lorsque vous êtes malade, est-ce que le médecin donne le même traitement à toute votre famille ??? Si les pathologies se multiplient dans vos bacs, il est très important de faire un point détaillé sur l’installation. Vérifier la filtration (son dimensionnement et ses performances), augmenter la fréquence et le volume des changements d’eau. Adopter des conditions d’hygiène plus drastiques. Vérifier la qualité de l’eau du bac et de l’eau d’approvisionnement et de stockage… En résumé : l’utilisation d’un « bac hôpital » est la seule solution permettant d’envisager de traiter le(s) Discus malade(s). Le coût du traitement est plus abordable. Tous les types de traitements peuvent y être effectués 3) Son utilisation Nul besoin de maintenir cet aquarium en eau en permanence. Il est impératif de bien désinfecter et bien rincer cette cuve avant et après chaque utilisation (la mise en eau pourra n’être réalisée qu’en cas de nécessité). L’absence de filtration biologique sera compensée par les changements d’eau. Attention au produits chlorés qui peuvent, à la longue abîmer les joints en silicone (préférer des produits comme l’eau oxygénée 10 X). N’utilisez jamais de charbon actif dans ce type de
bac (et d’une façon générale, pas de charbon actif en aquario Pour la remplir, l’idéal est d’utiliser l’eau du bac du Discus qui va séjourner dans le bac hôpital. Régler le chau Régler l’aération de façon à ce qu’elle soit conséquente. Surtout penser que vous aurez à faire quotidiennement des changements d’eau d’au moins 50% par jour avec de l’eau aux paramètres similaires (pH, dureté et température), donc prévoir cet approvisionnement. N’oubliez pas de mettre un couvercle suffisamment costaud. Les Discus en mauvaise santé peuvent plus souvent tenter de sauter du bac et un Discus adulte passe dans de faibles interstices et a de la force… Laisser le(s) Discus dans la pénombre (pas d’éclairage). Si cela n’a pas été fait, et avant d’entamer un traitement (à moins d’avoir identifié de façon certaine la pathologie), commencez pendant quelques jours par des changements d’eau quotidien d’au moins 50 %. Ne nourrissez que parcimonieusement le(s) poisson(s) malade(s). Cela vous permettra de mieux cerner les symptômes. 4) Les traitements Cet article n’a pas pour vocation de parler des traitements administrables aux poissons malades. Toutefois nous tenons à vous rappeler quelques points : Un traitement ne peut être entamé qu’après qu’un diagnostic sur ait été établi. Un Une fois le traitement terminé, laisser le poisson convalescent dans ce bac hôpital pendant quelques jours encore et procéder comme pour l’acclimatation d’un nouvel arrivant (le bac hôpital devient alors bac de quarantaine avec introduction d’un poisson test). Faites une acclimatation dans les règles de l’art avant la réintroduction du Discus guéri dans le bac d’ensemble. Commencez toujours par effectuer un changement d’eau massif, et laissez vous 24-48 heures avant d’entamer un traitement à la légère et mettez ce laps de temps à profit pour tenter d’établir un diagnostic. Si votre Discus décède dans ce laps de temps, sachez bien que certainement il n’y avait pas grand-chose à faire (hémorragie, infection généralisée, maladie installée depuis trop longtemps…) Méfiez-vous d’Internet et de certains aquario Il existe des personnes sérieuses sur Internet, mais un nombre important de charlatans y sévit. Recoupez les informations et soyez méfiant vis-à-vis des remèdes indiqués, pour lesquels on ne vous demande bien trop peu de précision quand aux paramètres de l’eau des bacs ni quand aux symptômes observés sur le sujet atteint. Méfiez-vous également des aquario Un Discus peut tomber malade, mais si cela se répète souvent, il faut peut être envisager de faire le point sur les conditions sanitaires de votre installation. 5) En résumé Le bac hôpital est incontournable pour qui veut se
lancer dans l’aquario L’investissement est dérisoire (quelques dizaines d’euros). Le traitement ne s’effectue qu’après diagnostic avéré. Le traitement s’effectue dans tous les cas jusqu’au bout. Vous avez choisi d’acheter un animal de compagnie, légalement, vous en êtes responsable et vous vous devez de tout mettre en œuvre (dans la mesure du raisonnable) pour lui apporter les soins dont il a besoin. Je ne connais rien de plus valorisant que de guérir un Discus qui était « mal parti ». C’est tellement plus gratifiant que de courir en racheter un autre. Dernier rappel : Le recours systématique à des médications, sans laisser le temps à l’organisme du Discus de reprendre le dessus, tuera plus certainement votre poisson que de prendre quelques jours de recul en assurant au poisson des conditions idéales de maintenance (changement d’eau massif, oxygénation conséquente, hygiène du bac…). Bien souvent le passage en bac hôpital peut se résumer à ces simples procédures de maintenance et vous verrez rapidement votre Discus entrer en convalescence. A suivre… François Gros La Ferme Aquacole Beilloise Article ajouté le 2006-11-05 , consulté 1013 fois Commentairesgiovanni le 05/11/2006 à 16:33:34ton arlicle est tres bien fais , pourrais tu venir sur mon forum pour faire un copié collé tres utile aux aquariophile inscrit ... cordialement Giovanni lien du forum: http://aquariophilie28.goodforum.net/ soatombo le 05/11/2006 à 16:49:50 C'est fait, dans la rubrique maladie (avec un renvoi sur ce site pour la mise en page). Bonne fin de journée. François Gros mousse le 05/11/2006 à 17:43:34 Merci pour tout ces bons conseils,mais malgrès tout ça le diagnostic SUR reste le gros point d'interrogation car je ne suis ni docteur et encore moins vétérinaire ? Bonne fin de journée. Michel soatombo le 05/11/2006 à 18:11:57 Effectivement, le problème du diagnostic reste entier. C'est également ce qui est souligné dans ce résumé. Surtout, ne jamais faire de traitement à l'aveugle sans diagnostic préalable. Bonne soirée. François Gros LiensVoir les articles de la catégorie " Maintenance "Retour aux articles |